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samedi 13 février 2010

Le conseil de coopération

Dans mon stage de première année, qui s’est déroulé en 5ième année dans un milieu très défavorisé, les enfants manquaient beaucoup de confiance en eux. Ils me demandaient constamment d’approuver leurs travaux ou leurs comportements. Ils disaient souvent « je ne comprends rien!» et ils se décourageaient facilement devant les tâches scolaires. De plus, j’avais beaucoup de problèmes de gestion de conflits, de violence, etc.

Voulant améliorer la situation, j’ai demandé à mon enseignante associée si elle voulait mettre en place un conseil de coopération avec moi. Malheureusement, elle n’a pas désiré se lancer dans ce projet par manque de temps. Cependant, elle m’a laissé expérimenter un volet du conseil de coopération, soit les félicitations. En choisissant ce volet, je désirais que les enfants prennent confiance en eux et vivent des réussites. Je voulais que les élèves se valorisent entre eux par le renforcement positif. J’ai aussi profité de cette occasion pour parler de différentes valeurs qui sont importantes pour moi. Ainsi, je voulais donner aux enfants des pistes pour féliciter les autres. Donc, à chaque semaine, nous avions une valeur de la semaine. Les élèves devaient être attentifs aux manifestations de cette valeur dans la classe et féliciter les autres, entre autre, pour cet aspect.

À la fin de la semaine, nous nous assoyions en grand cercle et les auteurs des félicitations lisaient leur message aux autres. Quelle joie de voir les visages des enfants et leurs yeux brillants de fierté! Ils pouvaient repartir à la maison avec leur félicitation et la montrer à leurs parents. Pour plusieurs parents, qui avaient souvent des messages négatifs de la part de l’école, cela a été positif de voir les réussites de leur enfant.

En s’appuyant sur les félicitations des enfants, je choisissais deux étoiles de la semaine à chaque vendredi. Ils repartaient chez eux avec un diplôme. Je pense que ce système a été une réussite dans le sens où il a permis aux enfants de vivre des réussites. Je suis convaincue que cela a aussi stimulé les enfants à adopter des attitudes empreintes des « valeurs vedettes ». Mais, pour que cela soit pleinement efficace, il faudrait avoir recours à toutes les parties du conseil de coopération.


Albert Jaquard a dit: « Il est difficile d'utiliser les inévitables conflits de façon à en faire des moteurs, des sources de créativité bénéfique pour tous. Le problème est particulièrement difficile dans cette collectivité réactive qu'est une classe. Trop souvent un enseignement basé sur la compétition exacerbe ces conflits et détruit les enfants, fait d'eux des décrochés. »

Dans ma future classe, j'utiliserai le conseil de coopération comme un moteur pour faire de la résolution de conflit un outil pour promouvoir le vivre-ensemble. Définissons d'abord ce qu'est un conseil de coopération. Selon Danielle Jasmin, « le conseil de coopération est un lieu de gestion où chaque enfant à sa place, où l'individu et le groupe ont autant d'importance l'un que l'autre et où les dimensions affectives et cognitives sont traitées en équilibre. Il sert à développer des habiletés sociales de coopération, à faire l'apprentissage des droits collectifs et individuels avec la conscience des responsabilités que ces droits supposent.»

Je crois que ce système est très intéressant pour l'enseignant car cela lui enlève le poids qu'elle doit souvent porter seule de la résolution des conflits. Selon Danielle Jasmin, ce conseil "permet de mettre en place une troisième personne symbolique ou morale qui nous libère émotivement". Lors de mes deux stages précédents, je trouvais souvent cela lourd et long de résoudre les conflits des enfants. Le conseil de coopération fait en sorte que les enfants vont critiquer les autres élèves au moment prévu le vendredi, faire des messages clairs directement ou faire des gestes de réparation. Il y a donc une grande économie de temps et d'énergie dans la classe, et comme nous l'avons vu dans notre cours de gestion de classe, les interventions de gestion de classe des nouveaux enseignants font qu'ils perdent beaucoup de temps d'enseignement!

De plus, je trouve cela bien car ce n'est pas une mesure punitive, mais un système qui vise le développement de compétences du vivre-ensemble. En effet, comme le dit Danielle Jasmin: « le conseil de coopération n'est pas un tribunal, on y cherche des responsables, plutôt que des coupables, on essaie de rendre justice, sans pour cela condamner le responsable, mais pour l'aider». Il ne cherche pas à éliminer les conflits dans la classe, mais à apprendre à les régler.

Le conseil de coopération fait aussi la promotion de valeurs que je désirerais transmettre à mes élèves, soit des valeurs de respect, de tolérance, d'ouverture, de démocratie, etc. Danielle Jasmin dit que dans sa classe, elle assiste souvent à des moments uniques de solidarité, de prise de conscience et de compassion lorsqu'elle utilise le conseil. Il est très important pour moi que les enfants apprennent à agir en fonction de telles valeurs de façon autonome car ils deviendront des citoyens plus conscients et responsables.
Le conseil de coopération: un outil pédagogique pour l'organisation de la vie de classe et la gestion des conflits, Danielle Jasmin, Chenelière/Didactique, 1994, 121 p.

vendredi 12 février 2010

La brochette des fruits préférés

Pour moi, c'est très important de créer des activités stimulantes et motivantes où les enfants sont actifs, et ce, même pour l'apprentissage de notions plus théoriques. Cette activité a été conçue en collaboration avec ma collègue qui enseignait dans l'autre classe de maternelle. J'ai adoré l'expérience d'animer une activité à deux. Dans ma future classe, c'est certain que je ferai du "team teaching" puisque j'ai trouvé cette expérience très enrichissante.

Revenons à l'activité. Ma collègue et moi avons demandé la collaboration des parents pour faire la journée du fruit préféré. Nous avons demandé à chaque enfant d'apporter un plat contenant son fruit préféré coupé en morceaux. La journée de l'activité, les enfants ont présenté aux autres élèves leur fruit préféré en mentionnant pourquoi ils l'aimaient et comment ils préféraient le manger.

Ensuite, nous avons utilisé un livre de littérature jeunesse ( la petite souris, la belle fraise rouge, et le gros ours affamé) pour déclencher l'activité principale. Ce livre, qui aborde le thème de l'alimentation, parle aussi de l'importance du partage. Cette valeur était essentielle pour la réussite de l'activité puisque nous demandions aux enfants de mettre en commun tous les fruits. Nous avons donc fait une petite discussion sur le partage suite à la lecture du livre.
Par la suite, les enfants ont choisi certains fruits pour fabriquer une suite sur une brochette. La plupart ont réussis à faire une suite mathématique. Quelle fierté pour les enfants de pouvoir, par la suite, déguster leur création!

La petite souris, la belle fraise rouge, et le gros ours affamé, Don Wood (Child’s Play, 1984)

Des haricots magiques!

Lors de mon stage en maternelle, j'ai utilisé le livre Jaques et le haricot magique pour amorcer une leçon de sciences. Après avoir dit aux enfants que je croyais avoir trouvé un sac d'haricots magiques comme ceux de Jaques, nous en avons lancé quelques uns par la fenêtre.

L'aprés-midi, nous sommes sortis dehors vérifier si les haricots avaient poussé. Quelle déception de voir que c'était encore des graines!

J'ai demandé aux enfants qu'est-ce qui était nécessaire pour rendre les haricots magiques et les faire pousser. Nous avons émis plusieurs hypothèses: la chaleur, la lumière, la terre, etc.

Nous avons donc décidé de valider nos hypothèses en plantant les haricots lors des ateliers. Chaque enfant a commencé par remplir la première partie de son carnet d'observation de l'haricot, puis, ils ont planté une plante.

Pendant les semaines qui ont suivi, les élèves ont continué à noter leurs observations dans leur carnet. Nous avons pu voir les différents stades de la croissance du haricot. De plus, nous avons pu découvrir un nouvel outil: la règle. En effet, nous avons mesuré les haricots et consigné les résultats dans le carnet à quelques reprises. De plus, nous avons appris les éléments nécessaires à la croissance d'une plante.

Les enfants et moi avons adoré cette situation d'apprentissage intégrant les sciences, les mathématiques et la littérature jeunesse.

Les enfants plantent les haricots.

Voici les haricots qui ont poussé. Les enfants sont vraiment fiers.

Petite anecdote: je suis retournée dans l'école pour faire de la suppléance (un an plus tard) et j'ai rencontré un enfant de ma classe de stage qui m'a dit qu'il avait encore son haricot! C'est pour moi une preuve que certaines situations stimulantes ont vraiment un impact sur la motivation des enfants!

jeudi 11 février 2010

La littérature jeunesse comme déclencheur artistique


La littérature jeunesse est vraiment une passion pour moi. Je l'utilise comme déclencheur pour de nombreuses activités. Lors de mon stage à la maternelle, j'ai fait quelques activités artistiques en partant de la littérature jeunesse.

Voici une activité combinant différentes techniques faite avec le livre: Si les dinosaures revenaient...

Première étape, on colore une feuille avec des crayons de cire.

Ensuite, on étend une couche d'encre de Chine.


Après, on fait une gravure en grattant l'encre de Chine avec un crayon. Magie, de la couleur apparaît! Les élèves sont très impressionnés!

Thème: Que se passerait-il si les dinosaures revenaient?
Les enfants font leurs hypothèses.

Si les dinosaures revenaient, je me promènerais sur son dos jusqu'à la maison.






Si les disaures revenaient, j'irais avec un tricératop dans un champ pour le labourer.

Si les dinosaures revenaient, je monterais sur un vélociraptor.





Une deuxième activité...




L'arbre aux ballons de Phoebe Gilman est un de mes livres pour enfant préféré. Ce livre était mon album préféré lorsque j'étais petite et mon père me le racontait presqu'à tous les soirs. Lors de mon stage en maternelle, j'ai décidé de partager ce trésor avec les élèves. Cette histoire a été une véritable révélation pour eux! Pendant les deux jours qui ont suivi, les enfants me reparlaient du livre et certains dessinaient des passages de l'album. J'ai donc suggéré aux enfants de réaliser une oeuvre sur le livre, ce qu'ils ont accepté avec empressement. Nous avons utilisé le pastel sec pour faire l'arrière plan, puis le pastel gras pour dessiner l'arbre aux ballons.









La lecture et l'écriture à la maison

Même avant son entrée à l'école, l'enfant commence déjà à s'éveiller à l'écriture et à la lecture. La présence de modèles de lecteurs et de scripteurs (parents, tuteurs, amis, frères et soeurs, etc.) ainsi que la richesse de l'environnement (matériel à la disposition de l'enfant) sont des facteurs très important pour le développement des compétences de l'enfant.

Lors de son entrée à l'école, il est essentiel de considérer la collaboration des parents pour agir en tant que partenaire pour les apprentissages de l'enfant de la langue française. Cependant, certaines familles se sentent démunies et n'ont pas les ressources pour stimuler leur enfant à ce niveau.

En tant que future enseignante, je m'efforcerai de fournir du soutient et des ressources pour aider les parents à appuyer leur enfant dans cet apprentissage. Je souhaite leur fournir des moyens concrets et efficaces pour intervenir avec l'élève.

Voici des ressources très intéressantes:

-Le programme LÉA (lire et écrire à la maison) de Saint-Laurent, L. et Giasson, J. 2001

-Le livre 1001 activités autour du livre: suggestions d'activités à faire avec un livre, de manière différentes de lire des livres, de techniques de lectures à adopter avec son enfant, etc.



-De plus, afin de motiver les enfants et de donner des outils aux parents, j'ai crée des sacs de lecture au cours de mon stage en maternelle. Ils contenaient chacun un livre et un jeu. À tour de rôle, les enfants ont amené les sacs à la maison. C'était une fierté pour eux d'avoir le sac toutou. Cela les a vraiment motivé à lire.




Les livres jeunesses sont:
-Je mangerais bien un enfant de Sylviane Donnio et Dorothée de Monfreid (accompagné d'un jeu de crocodiles et bananes!)
- C'est moi le plus beau de Mario Ramos (accompagné d'un jeu de mémoire avec les personnages du livre!)
-Charivari chez les p'tites poules de Christian Jolibois et Christian Heinrich (accompagné d'un jeu de logique des personnages du livre à la manière des sudokus!)
1001 activités autour du livre, Philippe Brasseur, Casterman, 2007, 125 p.
Lavoie, N. (2006). L'éveil au plaisir de lire et d'écrire. Québec Français, 140, 60-62
Programme LÉA (lire et écrire à la maison) de Saint-Laurent, L. et Giasson, J. 2001

mercredi 20 janvier 2010

Lire et écrire pour le plaisir!

J'ai toujours aimé lire et écrire. Lire et écrire, d'abord pour le plaisir. Pour moi, il sera essentiel de donner le goût de la langue française aux enfants en multipliant les occasions de contact avec celle-ci.


Selon Lavoie, les enseignants doivent tenir compte de trois composantes pour stimuler l'enfant dans ce domaine: l'environnement offert aux élèves, les modèles de lecteurs et de scripteurs ainsi que les interactions qu'ils auront au sujet de l'écriture et de la lecture.

Premièrement, il est essentiel que l'enseignant fournisse un environnement riche en écrits aux élèves. Le matériel est donc une variable très importante. Les enfants doivent avoir à leur disposition des livres, des mots-étiquettes, des dictionnaires, des imagiers, etc. Il faut les amener à comprendre l'utilité des divers outils, à les manipuler et à les consulter. Pour moi, il est aussi important que l'environnement soit stimulant. Dans mon stage en maternelle, j'ai construit un coin épicerie dans la classe. Pour y accéder, les enfants devaient faire une liste d'épicerie en utilisant les orthographes approchées, en se référant aux mots-étiquettes que j'avais faits ou aux circulaires. J'avais aussi mis des petits carnets à leur disposition pour qu'ils puissent inscrire les commandes des cliens dans la section du restaurant de l'épicerie. Leur motivation face à l'écriture a beaucoup augmenté.


De plus, j'ai fait un projet de correspondance avec l'autre classe de maternelle. Les enfants pouvaient s'écrire des lettres en utilisant les orthographes approchées ou en se référant à un carnet de correspondance que j'avais crée.

Aussi, je lisais un livre au moins une fois par jour aux enfants, que ce soit dans mon premier stage en 5ième année ou dans mon deuxième stage en maternelle. Pour moi, c'était une façon d'enrichir leur environnement. Pour ajouter une touche de plaisir, je faisais souvent des lectures spéciales. Par exemple, lors de mon deuxième stage, j'ai profité de l'occasion de la journée sans électricité pour lire une histoire épeurante (la chèvre de monsieur Séguin) aux enfants à la lueur des chandelles...

Voici un autre exemple: Suite à la lecture du livre Frisson l'écureuil se fait un ami en compagnie d'une marionnette écureuil (de l'auteure Mélanie Watt), nous avons une surprise! Nous recevons nous aussi la visite de deux amis dans la classe...

Deuxièmement, l'enseignant doit être un modèle pour l'enfant. Il doit lire différentes sortes de livre devant les enfants pour qu'ils aient envie de l'imiter. De plus, il doit écrire devant eux. Il est important qu'il le fasse pour différentes raisons et qu'il explique celles-ci aux enfants. Par exemple, dans mes classes de stage, je n'hésitais pas à vérifier l'orthographe d'un mot dans le dictionnaire devant les élèves, je me laissait des notes au tableau pour me rappeler des choses importantes, etc. En faisant cela, les enfants comprendrons l'utilité de la lecture et de l'écriture, ce qui augmentera leur motivation.

Troisièmement, il est important que l'enseignant crée des interactions avec les enfants au sujet de l'écriture et de la lecture. Selon Lavoie, l'enseignant doit « discuter avec les élèves au sujet de ce qui est lu et écrit en privilégiant des interanctions qui permettent la réflexion sur les aspects cognitifs et affectifs impliqués dans la lecture et l'écriture». Il est essentiel d'intéroger les enfants sur leurs processus et la raison pour laquelle ils les utilisent. Cela permet aux enfant de prendre conscience et de réfléchir sur leur façon de faire afin qu'ils puissent voir leur forces et les aspects à améliorer. Cela permet aussi, selon Lavoie, de valoriser l'enfant et ainsi d'augmenter sa motivation envers la langue.

Cet aspect peut être travaillé, notamment, en utilisant les orthographes approchées. Dès la maternelle, c'est une occasion pour l'élève d'être dans une situation où il est amené à se servir de la langue écrite. Comme je l'ai vu dans un de mes cours universitaire, cette technique est très efficace. L'erreur étant vue comme un inachèvement de la connaissance de l'enfant, cela permet à l'élève de vivre des réussites et de prendre confiance en lui en ce qui concerne le volet écrit de la langue. Les orthographes approchées sont une démarche de réflexion qui amène l'enfant à s'approcher progressivement de la norme orthgraphique. Dans celle-ci, l'enfant est actif dans sa construction de connaissance sur l'écrit. Il prend peu à peu conscience du support matériel que son les lettres, les graphèmes, etc. et il est amené à mettre en mot ses processus et ses stratégies. Cela peut se faire de manière individuelle, en travail de coopération ou devant le groupe pour partager les apprentissages et faire du modelage. Pour l'enseignant, cette activité est aussi avantageuse puisqu'elle permet de situer l'enfant en ce qui concerne ses préoccupations liées à l'écrit, et ainsi, il peut mieux répondre à ses questions, à ses besoins et mieux différencier ses interventions.

Dans ma classe, il y aura ...


  • Un dictionnaire mural
  • Un message du matin
  • La production d'orthographes approchées
  • La création d'un dictionnaire ou d'un abécédaire
  • Un coin d'écriture où il est possible pour les enfants d'écrire des lettres à d'autres élèves
  • Un coin de correction avec les outils nécessaires et des stratégies explicitées
  • Des projets de correspondance avec des enfants de d'autres pays
  • Des ateliers pour jouer avec les mots, les lettres, etc. pour développer ou parfaire la conscience phonologique des enfants, la créativité, etc.
  • Une collection de mots pour créer des situations d'écriture ludique
  • La rédaction d'un journal intime
  • Des périodes de lectures individuelles quotidiennes
  • Des périodes où je fais la lecture à mes élèves
  • Un coin lecture accueillant, chaleureux et confortable
  • Des activité de cercle de lecture
  • etc.

    Lavoie, N. (2006). L'éveil au plaisir de lire et d'écrire. Québec Français, 140, 60-62

dimanche 25 octobre 2009

Les causes habituelles des troubles de comportements

En tant qu'enseignant, nous avons une grande responsabilité en ce qui concerne le comportement des élèves. Parfois, sans le savoir, nous pouvons avoir une part de responsabilité face au comportement inadapté d'un élève. Avant de penser que le problème vient de l'extérieur, pensons si nous pouvons avoir notre part à jouer.

Voici quelques questions que nous devrions nous poser quand un ou plusieurs enfants ont des problèmes de comportement:

1-Est-ce que l’élève ne sait pas quoi faire?
2-Est-ce que l’élève ne sait pas comment faire?
3- Est-ce que l’élève ne sait pas pourquoi faire ce qu’on lui propose?
4-Est-ce que l’élève n’a rien à faire?
5- Est-ce que l’activité d’apprentissage est trop difficile pour l’élève? à Il pense qu’il ne peut pas réussir.
6- Est-ce que l’activité est trop facile pour l’élève? àL’activité n’a pas de défi pour lui.
7- Est-ce que l’élève ne comprend pas et est dépassé par la matière? àIl devient frustré et il abandonne.
8- Est-ce que l’activité est signifiante et a du sens pour l’élève?
9- Est-ce que l’élève reçoit trop d’attention de la part de l’enseignant quand il a des comportements perturbateurs?
10- Est-ce que l’élève reçoit trop d’attention de la part de ses camarades quand il a des comportements perturbateurs?
11- Est-ce que les interventions visant à faire cesser le comportement sont de l’ordre punitif?
12 - Est-ce que les stratégies de gestion de classe de l’enseignant ne sont pas éducatives?

Pour l'ensemble du groupe-classe, il est souhaitable de reconnaître rapidement ce qui nuit au maintien d’un climat propice. Il nous est alors possible d'apporte les ajustements requis rapidement. Cet aspect était un de mes défis de mon stage 1. J'étais trop centrée sur la matière et pas assez sur l'enfant. Je pense m'être beaucoup améliorée dans mon deuxième stage. Je suis maintenant plus à l'écoute des signes que me donnent mes élèves. J'ai réalisé que l'enfant est l'acteur le plus important pour son apprentissage.

Archambault, Jean et Roch Chouinard. 2009. Vers une gestion éducative de la classe. 3e éd. Montréal : Gaëtan Morin Éditeur. 333 p.